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It’s a Wonderful World

It’s a Wonderful World

Aujourd’hui, on vous présente It’s a Wonderful World, un jeu d’engine building.

Choisissez les routes de votre avenir et développez-vous plus vite et mieux que vos concurrents

It's a Wonderful World plateau
Source : laboitedejeu.fr

Dans It’s a Wonderful World, vous incarnez un empire qui doit se développer en construisant de nouvelles infrastructures, représentées par des cartes Développement, en utilisant des ressources (petits cubes de couleur). Vous allez voir les règles sont très simples. 

Voici à quoi ressemble votre zone de jeu :

Source : laboitedejeu.fr

Une partie se divise en 4 manches de 3 phases : le draft, la construction et la production.

Phase 1 : le draft

En utilisant la mécanique de draft vous allez à tour de rôle choisir 7 cartes Développement et les placer devant vous dans la zone de draft. Chacune de ces cartes représente une infrastructure et requiert un nombre de ressources (grises, noires, vertes, jaunes et bleues) nécessaires à sa construction.

Certaines cartes vous rapporteront des points de victoire pour la fin de partie (en bas à gauche de la carte).

Carte Développement
Carte Développement
type de cartes
Source : laboitedejeu.fr

Phase 2 : la construction

Vous décidez maintenant si construisez les cartes sélectionnées ou si vous les recyclez. Si vous les construisez, placez-les dans votre zone de construction. Vous pouvez aussi défausser (« recycler ») des cartes Développement pour récupérer une ressource, indiquée en bas à droite de la carte. Placez la ressource récupérée sur un emplacement vide d’une de vos cartes en construction.

Quand parfois vous n’avez pas le nombre nécessaire de ressources pour construire des cartes ; vous pouvez vous sortir d’une situation bloquante et vous aider à construire une autre carte complexe en en recyclant une.

Lorsqu’une carte est construite, déplacez-la dans la zone de cartes construites (élémentaire mon cher Watson). Elle produira de nouvelles ressources (pour la plupart) lors de la phase 3. C’est comme ça que vous produisez votre moteur de ressources. Plus vous construisez de cartes plus vous pourrez en construire d’autres, plus gourmandes en ressources. 

Phase 3 : la production

Là, on rentre dans toute la subtilité de ce jeu. Lors de la phase de production, vous allez produire des ressources dans l’ordre indiqué par le plateau central : d’abord les grises, puis les noires, les vertes, les jaunes et enfin les bleues. 

ordre production ressources
Source : laboitedejeu.fr

En fonction du nombre et du type de ressources indiqué sur votre carte empire et toutes les autres cartes Développement déjà construites, vous prenez des cubes ressources et les placez sur vos cartes Développement en attente de construction devant vous. Vous devez donc constamment prévoir le nombre de ressources produites pour pouvoir les placer sur des emplacements disponibles. 

Au fur et à mesure de la production, vous pouvez construire de nouvelles cartes si vous avez rempli les conditions de ressources et en produire de nouvelles aux étapes suivantes de cette phase. 

Exemple : j’ai cumulé 4 icônes grises et 2 icônes noires sur ma carte empire et mes cartes déjà construites. On commence la phase avec la production de ressources grises : je prends donc 4 cubes gris. Ils me permettent de remplir, et donc construire, une carte Développement en cours de construction qui requerrait 4 ressources grises. En la construisant, je la place dans mon empire et elle me permet de produire 2 ressources noires supplémentaires. Ça tombe bien, on passe à la production des ressources noires, je peux donc prendre 4 cubes de ressources noires en tout. Cela m’aidera sans doute à construire une autre carte dans la foulée. 

La partie s’achève à la fin de la manche 4. Chaque joueur compte ses points de victoire. Celui qui en a le plus l’emporte.

Qu'est-ce qu'on a pensé de It's a Wonderful World ?

On a pu jouer notre première partie à 4 joueurs lors du Festival des Jeux de Cannes lors duquel il était nommé pour les As d’Or dans la catégorie Expert (merci d’ailleurs à l’animateur qui nous a parfaitement expliqué les règles du jeu !). 

La première manche se résume à des balbutiements : on prend les cartes un peu au hasard sans trop savoir dans quoi on s’embarque. Mais, mine de rien, on se prend vite au jeu et les rouages se mettent vite en place dans notre cerveau. « OK, je prends cette carte que je pourrai construire au prochain tour et elle me donnera de nouvelles ressources [nouveau draft de cartes] Parfait, je vais pouvoir construire cette carte grâce aux ressources de la précédente [etc.] ». 

Si les règles sont extrêmement simples, cela n’en fait pas un jeu simpliste, bien au contraire ! Vous réfléchissez sans arrêt à la pertinence et aux possibilités de chaque carte, vous planifiez, vous revenez en arrière, vous modifiez votre stratégie, vous vous trompez, vous essayez de vous rattraper… Votre cerveau sera en ébullition tout du long. Quand tout se goupille bien, la satisfaction est grande. 

Les illustrations des cartes sont sublimes. Ça vaut le coup de prendre quelques minutes pour admirer les 150 cartes, qui apportent en plus une grande rejouabilité. Vous ne drafterez jamais les mêmes cartes d’une partie à l’autre. 

On a tellement apprécié notre première partie que nous sommes revenus chez nous avec la boîte. Et depuis, on enchaîne les parties à deux.

Et à deux joueurs ?

C’est, pour le moment, la configuration que nous avons le plus testée, forcément. Et ça tourne bien. Ça tourne même très bien. Le seul point de règle différent est dans la phase de draft : on démarre avec 10 cartes chacun, une fois qu’on a drafté 7 cartes, on défausse les 3 restantes. La mécanique n’est donc en rien changée ou perturbée. 

Deux stratégies s’offrent à vous : soit vous jouez chacun « dans votre coin » sans faire attention à l’autre et vous essayez de marquer le score le plus élevé ; soit vous faîtes un peu plus attention à ce qui se passe en face (ou à côté) et cherchez à bloquer un peu votre adversaire. Pour le moment, on est plutôt dans une stratégie passive, on préfère bien appréhender le jeu et faire la course plutôt que de se tirer dans les pattes. Un jour peut-être… Mais ça n’enlève rien à l’expérience de jeu.

C’est un véritable coup de cœur ! On adore les jeux où il faut réfléchir à fond, se triturer les ménages, se souvenir de sa stratégie le moment venu, etc. Et pourtant, les parties sont « rapides », on ne s’ennuie pas et on n’y passe pas des heures (45 minutes selon la boîte, mais je n’ai jamais compté).

Bonus : vous pouvez également y jouer en solo grâce à des règles spécifiques et des scénarios pour pimenter un peu les parties. J’adore !

 

Qualité du matériel
5/5
Graphisme
5/5
Règles simples
4/5
Interactions*
2.5/5
Parties rapides
3/5
Rejouabilité
5/5
Notre note
5/5

* Note sous réserve de jouer chacun de son côté ou en fonction de l’adversaire. 2 stratégies, 1 choix

  • Joueurs : 1 à 5
  • Durée : 45 minutes
  • Âge : 14 ans et plus
  • Auteur : Frédéric Guérard
  • Éditeurs : La Boîte de Jeu et Origames

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